Holiday essentials

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Ce soir, je fais mes bagages. Deux semaines de vacances loin de Londres pour tenter de bronzer et profiter de la France. Bordeaux, Biarritz et quelque part au milieu. Les billets sont imprimés depuis trois semaines et seront sûrement oubliés le jour J mais, aujourd’hui, un autre problème m’importe : le contenu de ma valise à roulettes aux mensurations parfaites pour easyJet.

« Je préfère emporter trop de tenues pour trop d’occasions, qu’être mal habillée par souci de place », scandait ma mère à chaque veille de départ pour justifier son côté légèrement envahissant dans le sac parental commun. Étrangement, cette phrase a eu beaucoup plus d’impact sur ma vie d’adulte que « ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui » ou encore « range les couteaux la tête en bas dans le lave-vaisselle ». Allez savoir.

Me voilà donc, par la force des choses, héréditairement indisposée à voyager léger – mais non moins déterminée.

Le combat s’annonce ainsi : dix robes, deux shorts, cinq jupes, quatre bikinis et cinq hauts versus 56 x 45 x 25 cm de contenant. Autant l’avouer tout de suite, à part en porter la moitié sur moi ou devenir experte en origami, je vais devoir faire le tri.

J’opte alors, après plusieurs « plouf plouf » et autres « am-stram-gram », pour quelques pièces fortes, des accessoires polyvalents et surtout beaucoup de basiques. Je choisis des teintes neutres comme le bleu marine, le blanc, le camel et le noir (toujours), un peu de rouge, puis des matières aériennes telles que le denim, le coton, le crochet, le lin et le daim pour les journées plus fraiches.

Cette année, la sobriété prime et le look minimaliste est de rigueur, même à la plage. On préfère le cafetan brodé au paréo coloré et les espadrilles compensées aux plates-formes acidulées. Un esprit « the Hamptons meet Saint Tropez » facilement adaptable aux autres côtes européennes.

Mes pièces phares cet été : le bikini festonné à rayures Topshop, les espadrilles Castañer, les mules & Other Stories, le short Levi’s, le haut Urban Outfitters, la robe en daim Zara, le soutien-gorge & Other Stories.

Une heure kafkaïenne plus tard, mission accomplie. Ma valise cabine ferme sans même avoir besoin de m’asseoir dessus ce qui témoigne d’une prouesse quasi-miraculeuse. L’année prochaine, je tente le modèle en dessous.

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